La rocaille - Art du trompe-l’oeil au jardin

Branches enlacées en garde-corps sur des ponts romantiques, montagnes habitées de cavernes et de marches imitant tantôt le bois tantôt le roc, cascades jaillissant de grottes hérissées de stalactites, chaises, bancs moussus, fausses portes, faux bois, fausses pierres, fausses silhouettes façonnées au coin des rues: on ne manque pas de témoignages sur le travail des cimentiers-rocailleurs en vogue jusqu’aux années 1930.

L'Art rustique Autrement dit: "l'imitation de la nature", avait déjà existé sous des versions différentes, bien avant qu'un certain Monier, jardinier de son état, ne dépose en 1867 un brevet pour des caisses en ciment armé de fer pour l'horticulture. Avant même que le maçon Combaz n'arme de fer les stalactites des Buttes Chaumont et que l'invention du ciment armé ne transforme le métier de rocailleur. A la renaissance le rustique maniériste fit naître des monstres inquiétants et des grottes tapissées de coquillages, inspirées de l'époque romaine. Au XVIIème siècle, à Versailles, le rustique baroque de certaines fontaines annonce le rococo qui suppléera à la rigueur classique. Puis le siècle des lumières invente le rustique pittoresque, dans des reconstitutions de paysages "naturels" qui intégreront ensuite les techniques modernes du ciment.

Mots-clés: Rocaille, Rocailleur, Faux Bois, Art rustique, Rusticage